Nouvelles de LLN

Esplanade : la ville aux abonnés absents

publié le lundi 26 septembre 2005 par Geoffrey Chaudoir


Alors que le bourgmestre Jean-Luc Roland se montre plutôt à l’écoute des citoyens préoccupés par les grands chantiers, son administration semble les ignorer et abandonner le contrôle de la ville au promoteur de l’Esplanade.

Photos à l’appui, nous avons signalé à la ville plusieurs abus commis par Bouygues ou ses nombreux sous-traitants. Après une semaine, nous avons envoyé un rappel. Encore une semaine plus tard, nos deux e-mails sont restés sans réponse. L’administration aurait-elle des soucis d’informatique ? Plusieurs personnes nous ont signalé la même absence de réaction de la part des autorités communales.

Les grands chantiers en cours sont pourtant source de nombreuses nuisances pour les riverains, y compris hors de la sphère privée et surtout hors de la légalité. Les abus du domaine public sont fréquents, comme des rues bloquées sans autorisation, des dépôts sauvages de matériaux et de déchets de construction, etc. La palme revient probablement à la réfection de la Place de l’Université, effectuée sans demande ni permis. Pire, l’Association des Habitants évoque même un procès-verbal de réunion falsifié (voir AH Info no.99 de septembre 2005, pages 12 et 13). Ces chantiers ne représentent aucun intérêt public ; ils servent des intérêts privés au détriment des habitants et des commerçant du centre. Si l’on y ajoute un contexte de fraude, le silence de la ville devient inexplicable.

La police locale peu concernée

Un policier a confirmé avoir reçu de nombreuses plaintes, notamment pour le stationnement illicite de camionnettes et d’engins de chantier dans les rues piétonnes et sur la Place de l’Université. Aucune n’a encore été enlevée toutefois, même si la police envisage de distribuer des avertissements. Pour les véhicules en stationnement sur des espaces privés, le policier nous a gentiment conseillé de dégonfler leurs pneus plutôt que d’appeler une dépanneuse, dont le coût serait à notre charge. Ici ce n’est pas la gravité des faits qui dérange, mais leur impunité malgré la répétition quotidienne.

On peut se demander comment la police réagirait si tous les habitants du centre garaient leur voiture sur la Place de l’Université, ou sur la Place de l’Accueil le 6 octobre...


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